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Fonction sociale de la forêt

Les concentrations urbaines se traduisent par un développement spectaculaire du tourisme vert et une fréquentation très forte de certaines forêts. Cette fréquentation familiale ou sportive, pour la cueillette ou pour le calme, a obligé les gestionnaires des forêts publiques à mettre en place des équipements et des offres d'accueil. Cette fréquentation est très hétérogène et localisée essentiellement à certains massifs plutôt périurbains : le Val Suzon ou la Côte au sud de Dijon pour la périphérie dijonnaise par exemple. La cohabitation entre cette fréquentation et la chasse soulève parfois quelques difficultés de cohabitation. On compte plus de 53 000 chasseurs en Bourgogne. Malgré le nombre important de chasseurs, par endroits, la densité de cervidés est jugée excessive par les forestiers au regard des difficultés de régénération.

L'impact paysager de la sylviculture est parfois mal perçu. Les régénérations, les coupes à blanc, les enrésinements ne correspondent pas aux attentes paysagères des habitants et des touristes. Un cahier de recommandations paysagères s'adressant aux sylviculteurs du Morvan peut les aider à limiter ces impacts. La perception négative de ces opérations sylvicoles est en partie due à une méconnaissance réciproque du forestier et du citadin :

  • méconnaissance du fonctionnement du milieu forestier et de la gestion forestière par le monde citadin,
  • méconnaissance de l'analyse paysagère par le monde forestier. Ce constat donne une importance particulière à la formation et à l'information dans un processus de gestion durable attentive aux demandes sociales. La fabrication de merrains est importante en Bourgogne. Elle est associée à des études de qualité des bois et des rapports bois/vin.

La culture de sapins de Noël en Bourgogne couvre 15 à 20% du marché national. Elle est localisée au Morvan. La Direction Régionale des Affaires Culturelles de Bourgogne entretien des relations partenariales et conventionnelles avec l'Office National des Forêts pour l'ensemble du patrimoine archéologique forestier.

Une gestion forestière durable, appuyée sur une production rentable de bois, de produits et de services diversifiés, est d'intérêt général.

Une production d'aménités et de services à contractualiser

La forêt bourguignonne produit du bois commercialisé qui rémunère, bien ou mal, les investissements du sylviculteur.
Elle produit aussi d'autres biens matériels ou immatériels dont la plupart ne sont pas intégrés à un circuit de production économique, malgré l'intérêt que peuvent représenter ces productions pour la société.

L'un des challenges du XXIème siècle est de bien définir à l'échelle nationale, régionale et locale les productions qui relèvent d'aménités, c'est à dire de productions ne donnant pas lieu à rémunération, des services matériels ou immatériels pouvant donner lieu à rémunération.
Par exemple le piégeage de CO2 n'est pas rémunéré aujourd'hui ; c'est une aménité.

En revanche, quand une Collectivité, ou l'Etat, demande au sylviculteur des investissements particuliers, ou une diminution, voire un abandon de la fonction de production pour rendre à la Société un service environnemental ou social, il s'agit alors bien d'une production de services se substituant totalement ou partiellement à la production de bois rémunérée par l'économie de marché ; il est légitime que le sylviculteur privé, placé dans un système de production et supportant les charges et les impôts afférents à cette situation, considère que cette production de services spécifiques donne lieu à rémunération de l'investissement, ou compensation équivalente au manque à gagner.

Par exemple, la conservation d'un écosystème forestier non (ou peu) productif mais d'intérêt général (espèces et milieux d'intérêts communautaires dans une ZSC par exemple) est un service devant donner lieu à rémunération ; ainsi que les pertes de production significatives demandées par la collectivité pour la « production » d'un paysage de telle ou telle caractéristique.

La contractualisation de services d'intérêt général doit permettre l'équilibre financier de la gestion sylvicole.

L'équilibre entre la production économique de bois, la production de services rémunérés et la fourniture d'aménités, est à trouver à l'échelle pertinente des territoires par le biais des contrats : contrats de plan Etat-région, contrats de Pays, chartes de territoires...et au niveau du propriétaire par des contrats particuliers liés à une action ou un service spécifique. Des partenariats restent à mettre en place pour permettre dans la pratique au sylviculteur de répondre aux demandes sans cesse plus nombreuses de production de services nouveaux.